La France présidente du Partenariat pour un Gouvernement ouvert en 2016

Le comité directeur du Partenariat pour le gouvernement ouvert (Open Government Partnership - OGP), réuni à Mexico le 24 avril 2015, a retenu la candidature de la France à la présidence de l’organisation. Celle-ci prendra ses fonctions pour un an, à partir de l’automne 2016, après avoir assuré la vice-présidence d’octobre 2015 à octobre 2016, sous la présidence de l’Afrique du Sud.

Le Partenariat pour le Gouvernement Ouvert, qu’est-ce que c’est ?

Lancé le 20 septembre 2011 lors d’une réunion des huit pays fondateurs (Brésil, Indonésie, Mexique, Norvège, Philippines, Afrique du Sud, Royaume-Uni et États-Unis), le Partenariat pour le Gouvernement Ouvert (OGP pour « Open Government Partnership ») vise à :

  • promouvoir la transparence de l’action publique et la gouvernance ouverte,
  • améliorer la participation citoyenne à l’élaboration des politiques publiques,
  • renforcer l’intégrité publique et à combattre la corruption, ceci grâce notamment aux nouvelles technologies et au numérique.
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L’OGP compte aujourd’hui 70 pays membres, ainsi que des ONG et représentants de la société civile, et permet aux réformateurs de l’Etat à travers le monde d’échanger au sujet de leur expérience et leurs bonnes pratiques et de coordonner leur action.

Au niveau national, il contribue dans chaque pays membre à nourrir le dialogue entre l’Etat et la société civile, grâce à l’élaboration de « Plans d’action nationaux » qui visent à moderniser l’action publique, faire progresser la transparence et la participation citoyenne.

Quelles missions pour le président de l’OGP ?

Cette responsabilité de président de l’OGP sera l’occasion pour la France de nouer de nouveaux partenariats avec une communauté d’innovateurs de nombreux gouvernements, et avec une société civile bouillonnante.

Elle aura aussi l’occasion de partager son projet, traduit en plan d’action national, et dans lequel on retrouve les fondamentaux de la démarche de gouvernement ouvert : transparence, open data social (illustré par le portail data.gouv.fr), ouverture des modèles de décision (illustrée par le projet OpenFisca), concertation, contribution, création de biens communs informationnels (illustrée par le projet de Base adresse nationale qui devrait prochainement être repris par plusieurs membres de l’OGP).

Ce sera aussi l’occasion de rapprocher nos partenaires européens et le monde francophone de ce mouvement international qui tente de forger de nouvelles formes de démocratie après la révolution numérique.

Un sommet préparé avec la société civile

Depuis le mois d’avril, le programme de ce Sommet est entièrement co-construit, afin que l’agenda reflète les priorités des participants.

Pendant trois mois, le site Internet du Sommet a accueilli les propositions de conférences et d’ateliers des administrations et de la société civile, regroupées selon une dizaine de thématiques. Au total, ce sont près de 700 contributions qui ont été recueillies.

Les participants étaient amenés à proposer un événement et échanger avec les autres participants autour des projets présentés.

Le Sommet mondial pour un gouvernement ouvert : que se passera-t-il à Paris les 7, 8 , 9 décembre 2016 ?

Transparence de la vie publique et économique, climat et développement durable, biens communs numériques et civic tech, accès à l’information, ouverture des parlements et des collectivités territoriales, francophonie, Europe, mise en oeuvre du gouvernement ouvert… : des centaines de conférences, ateliers et pitchs permettront d’annoncer de nouveaux engagements, de lancer des actions collectives et des coopérations internationales, de définir les priorités du Partenariat pour les années à venir, de partager ressources et bonnes pratiques et de présenter des cas concrets de transformation et d’impact pour les citoyens.

Pour plus d’information : http://www.opengovpartnership.org/

Dernière modification : 02/12/2016

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