France : une relance tournée vers l’avenir [et]

Le jeudi 3 septembre, le gouvernement français a dévoilé un plan de relance historique de 100 milliards d’euros—dont 40 milliards proviendront de contributions européennes. L’objectif du gouvernement est double : retrouver le niveau de production d’avant-crise et semer les graines d’un modèle économique durable et à la pointe de l’innovation.

Pour ce faire, le plan prévoit des investissements massifs dans les secteurs jugés les plus prometteurs. Il s’articule autour de trois grands champs d’action : l’écologie, la compétitivité et la cohésion.

Des investissements durables

Parce que la relance de l’économie ne peut se faire au détriment de l’environnement, ce sont 30 milliards d’euros qui sont alloués à la transition écologique. Une part significative de cette somme (11 milliards d’euros) sera investie dans les infrastructures et les mobilités vertes, notamment le vélo et les transports en commun, le secteur ferroviaire et les véhicules propres (sous la forme d’un bonus écologique). 2 milliards d’euros seront également alloués à la recherche et au développement de la filière hydrogène en France. 7 milliards d’euros serviront à la rénovation énergétique des bâtiments et 9 milliards à la décarbonation de l’économie. Enfin, 3 milliards d’euros seront consacrés à l’amélioration de la richesse des sols et la conservation de la biodiversité.
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Un choc de compétitivité

En ce qui concerne la compétitivité, le plan prévoit une réduction de 20 milliards d’euros des impôts qui pèsent sur la production. 11 milliards d’euros seront également investis dans les technologies d’avenir comme la 5G, les batteries, les biotechnologies, etc. Le reste de l’enveloppe consacrée à la compétitivité (35 milliards d’euros au total) permettra de soutenir le développement industriel du territoire et de renforcer les fonds propres des entreprises.
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Une cohésion sociale et territoriale

Enfin, un budget de 35 milliards d’euros est accordé à la cohésion sociale et territoriale. Sur ces 35 milliards, 14,1 milliards iront à l’emploi et la formation, dont 7,6 milliards d’euros au dispositif d’activité partielle de longue durée. Ce dernier dispositif prend la forme d’une allocation versée par l’employeur et permet ainsi de prévenir les licenciements économiques et préserver le capital humain des entreprises malgré la crise. Le gouvernement souhaite également venir en aide aux jeunes. Dans cette optique, plusieurs milliards d’euros sont accordés à l’aide aux employeurs d’apprentis, la formation et l’aide à l’embauche. Dans le domaine de la santé, le plan Ségur prévoit un investissement massif de 6 milliards d’euros. Ceux-ci seront fléchés vers les établissements médico-sociaux, les projets hospitaliers prioritaires et la modernisation des outils numériques de santé. Les collectivités, fragilisées par la crise, vont également bénéficier de 5,2 milliards d’aides de l’État. Enfin, le reste de l’enveloppe sera alloué aux personnes précaires (majoration de l’allocation de rentrée scolaire, hébergement d’urgence, plan de soutien aux associations de lutte contre la pauvreté).
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Toutes ces mesures entreront en vigueur progressivement jusqu’en 2022. Certaines ont par ailleurs déjà été adoptées. Plus d’information : https://www.economie.gouv.fr/plan-de-relance

Dernière modification : 21/09/2020

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